Vin de Liège : quand la vigne reprend racine en Belgique
Dernière mise à jour : 21h
Saviez-vous qu'au Moyen Âge, les coteaux de la Meuse étaient couverts de vignes ?
Aujourd'hui, cela paraît presque aussi étrange que d'imaginer Bruxelles sans bière.
Pourtant, les XIIIe, XIVe et XVe siècles furent l'âge d'or du vignoble liégeois. En 1438, les vignerons de Liège avaient même leur propre corporation, parmi les « Bons Métiers » de la cité.

Et la vigne a laissé des traces dans la ville : Petit Bourgogne, rue des Coteaux, rue des Bonnes Vignes, et aussi rue des Mauvaises Vignes, Vivegnis… Des noms qui racontent une histoire que l'on a presque oubliée.
Puis le climat s'est refroidi. La vigne est devenue plus difficile à cultiver sous nos latitudes, tandis que les vins venus du sud devenaient plus accessibles. Peu à peu, le vignoble liégeois a disparu du paysage.
Il aura fallu attendre le XXIe siècle pour qu'une poignée de passionnés se pose une question un peu folle :
Et si la vigne pouvait revenir à Liège ?
Une idée née sur les hauteurs de Liège
L'histoire moderne de Vin de Liège commence en 2009 avec une étude de faisabilité issue des activités de La Bourrache, une entreprise de formation par le travail active sur les hauteurs de Liège.
En 2010, l'idée devient une véritable coopérative à finalité sociale.
Les premières années sont consacrées aux essais, aux choix techniques et à la recherche de financement. Un vignoble expérimental est développé à Liège, avant les premières plantations à Eben-Emael et Heure-le-Romain, au cœur de la Basse-Meuse.

Puis, en 2014, arrivent les premières vendanges.
25.000 bouteilles.
La vigne liégeoise n'est plus seulement un souvenir : elle produit à nouveau du vin.
En 2015, les premiers vins sont commercialisés.
18 hectares et 90.000 pieds de vigne plus tard…
Le petit projet est devenu un véritable domaine.

Vin de Liège exploite aujourd'hui un peu plus de 18 hectares, répartis sur plusieurs sites à Eben-Emael, Bassenge et Heure-le-Romain.
Le terroir n'a d'ailleurs rien d'improvisé : sols calcaires, terres limoneuses et caillouteuses, parcelles en pente et bien exposées… La Basse-Meuse possède de sérieux atouts pour la viticulture.
Mais encore fallait-il choisir les bonnes vignes.
Johanniter, Solaris, Muscaris… pourquoi ces noms ?
À première vue, Johanniter, Solaris, Muscaris, Souvignier gris, Cabernet Cortis et Pinotin ressemblent davantage aux personnages d'une vieille légende germanique qu'à une carte des vins.
Ce sont pourtant les cépages choisis par Vin de Liège.

Le domaine travaille exclusivement avec des cépages interspécifiques, issus de croisements permettant de combiner qualités gustatives, adaptation au terroir et meilleure résistance aux maladies.
Cette particularité est essentielle dans la philosophie du domaine : ces vignes nécessitent très peu de traitements et Vin de Liège est certifié BIO depuis 2017.
Autrement dit, pour faire renaître le vin à Liège, il ne suffisait pas de replanter les anciennes vignes.
Il fallait aussi inventer la vigne liégeoise du XXIe siècle.
Le vin avant le vin
Mais l'une des choses les plus étonnantes dans cette histoire se trouve peut-être ailleurs : dans les personnes qui ont décidé d'y croire.
Vin de Liège est une coopérative. Des milliers de coopérateurs participent à l'aventure.
C'est une autre manière de penser le vin : au lieu d'attendre qu'une bouteille arrive sur une étagère, on peut participer à l'histoire du domaine bien avant de la déboucher.
Cette dimension collective fait partie de l'ADN du projet, tout comme sa volonté de créer de l'emploi, de favoriser l'insertion socioprofessionnelle et de contribuer au redéploiement économique et touristique de la région liégeoise.
Le vin devient alors bien plus qu'un produit.
Pourquoi cette histoire nous plaît à l'Ultieme Hallucinatie
C'est précisément ce qui nous a donné envie de nous engager à notre tour.
À l’Ultieme Hallucinatie, nous aimons les produits belges qui racontent quelque chose : un terroir, un savoir-faire, une histoire, mais aussi les femmes et les hommes qui ont décidé de faire vivre cette histoire.
Nous sommes coopérateurs de Vin de Liège et également cavistes du domaine pour Bruxelles.
Nous servons donc plusieurs de ses cuvées à nos hôtes, à table ou lors de nos événements, et nous proposons également certaines bouteilles à emporter.

Car Vin de Liège correspond à ce que nous aimons défendre : un produit belge, innovant, engagé, profondément humain et … régulièrement primé.
Et puis, il y a quelque chose d'assez amusant à voir un vin né sur les coteaux de la Meuse arriver jusqu'à notre maison bruxelloise.
Une bouteille, plusieurs siècles d'histoire
La prochaine fois que vous découvrirez une bouteille de Vin de Liège à notre carte, pensez-y.
Derrière l'étiquette, il y a une tradition viticole presque oubliée, une coopérative créée en 2010, des milliers de personnes qui ont décidé d'y croire, 18 hectares de vignes et une ambition qui aurait pu sembler un peu folle au départ.
Faire renaître un vignoble belge là où il avait presque disparu.
Une histoire interrompue … Puis recommencée.
Et aujourd'hui, lorsque nous débouchons une bouteille de Vin de Liège à Bruxelles, c'est peut-être un petit morceau de cette histoire qui revient à table.

À boire sur place… ou à emporter.
Après tout, certaines histoires sont encore meilleures
lorsqu'on peut les raconter chez soi.
Tous les mystères de l’Ultieme Hallucinatie
directement dans votre boîte mail.


