Vol-au-vent belge : histoire et tradition à Bruxelles
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Chaque mois, De Ultieme Hallucinatie met à l’honneur un plat de sa carte pour vous en révéler tous les secrets.
Ce mois-ci, on s’attaque à un monument de la gastronomie belge : le vol-au-vent.

L’incontournable de nos brasserie
Un classique réconfortant, généreux et intemporel, que l’on reconnaît au premier coup de fourchette. Une recette que tout le monde croit connaître, composée de poulet fondant, de boulettes de veau, de champignons et d’une sauce crémeuse à souhait.
Mais en réalité, ce plat national n’est pas si national que ça !
Car si le vol-au-vent semble aujourd’hui indissociable de la tradition belge, ses origines sont plus lointaines.
Une fois de plus, tout commence en France
Son histoire commence en France au milieu du XVIIIe siècle. À l’origine, le terme “gâteau vole-au-vent” désigne uniquement la coque feuilletée, si légère qu’elle pourrait presque s’envoler.
Mais celui qui va lui donner ses lettres de noblesse, c’est Marie-Antoine Carême, surnommé "le roi des chefs et le chef des rois”. Né en 1783, à l’origine pâtissier réputé pour ses pièces montées, il deviendra l’un des premiers cuisiniers à acquérir une réputation internationale. Au cours d'une carrière incroyable, il sera entre autres au service de Talleyrand, Napoléon, le futur George IV ou James de Rothschild.
C’est lui qui institue le “vol-au-vent” sous la forme d’une grande tourte d’une vingtaine de centimètres, généreusement garnie de veau, volaille, crustacés, poisson ou escargots, trônant fièrement au centre des grandes tablées, et dans laquelle tout le monde se sert.
Pour la version individuelle servie aujourd’hui, l’origine est plutôt la “bouchée à la reine”. En 1902, le célèbre Escoffier la décrit dans son “guide culinaire” comme une “bouchée en pâte feuilletée ronde et cannelée garnie d'une purée de volaille à la crème”.
Elle serait une évolution du “puits d’amour”, pâtisserie au parfum de scandale créé pour la maîtresse de Louis XV, Madame de Pompadour. La Reine Marie Leszczyńska, épouse de Louis XV, aurait demandé à son propre pâtissier une version salée du gâteau pour concurrencer sa rivale.
Une sauce noir-jaune-rouge
Au fil du temps, la recette traverse les frontières et trouve en Belgique une nouvelle expression. Plus chaleureuse, plus généreuse, et peut-être même un peu plus gourmande.
Savourez ce plat généreux dans le cadre chaleureux de notre Orangerie, où l’atmosphère invite à un vrai moment de gourmandise.
Le vol-au-vent n’est peut-être pas belge sur le papier. Mais dans l’assiette, il l’est sans aucun doute.
Chaque plat est préparé avec soin par notre chef Younes, qui veille à sublimer ce classique belge avec sa touche unique
Venez donc vérifier par vous-même à l’Ultieme Hallucinatie !
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