L'orangerie: un jardin Art Nouveau caché au cœur de Bruxelles
- 11 mars
- 3 min de lecture
À l’abri de l’agitation urbaine, derrière les façades classées de De Ultieme Hallucinatie, se dévoile un lieu hors du temps. Entre serre lumineuse, brasserie conviviale et écrin patrimonial, l’Orangerie propose une expérience où l’architecture, l’histoire et l’art de vivre à la belge se rencontrent avec bonheur.

Un jardin couvert au cœur de l’histoire
Théâtre principal de la brasserie, l’Orangerie offre une véritable atmosphère de jardin intérieur, tout en conservant le confort d’un espace abrité. Son nom s’inspire naturellement de la configuration des lieux et du désir d’y voir grandir de magnifiques orangers. Elle constitue par ailleurs la seule modification structurelle récente du bâtiment : née en 1981 de la couverture du jardin de la maison, elle intègre les rocailles d’origine ainsi que l’ancienne galerie du Jardin d’hiver. Elle assure également la jonction entre la partie avant du bâtiment et le Pavillon de musique, réalisé au milieu du XIXᵉ siècle, qui trône aux confins de la terrasse d’été. Sa structure associe poutrelles d’acier et lambris de bois, tandis que le bar actuel, sublimé par ses vitraux Art Nouveau d’époque, témoigne directement de la transformation de cette ancienne galerie.
Un lieu de vie et de célébration
L’Hôtel Cohn Donnay qui l’héberge est par ailleurs le seul hôtel de maître Art Nouveau classé à abriter un bar et un restaurant. L’esprit du lieu s’inscrit pleinement dans l’art de vivre à la belge, autour d’une cuisine de brasserie simple et soignée, de vins issus de nos terroirs et de bières qui font la fierté du pays.
L’ambiance de l’Orangerie se transforme au fil de la journée et dialogue naturellement avec la terrasse intérieure. L’ensemble évoque une serre lumineuse dans laquelle prennent place des banquettes de train du début du siècle dernier. Réalisées en 1910 pour les chemins de fer belges par l’architecte et designer Émile Van de Velde, ces banquettes longent la rocaille et dessinent une succession de petits espaces intimistes, idéaux pour des tablées de 4 à 6 personnes. À la tombée du jour, la lumière tamisée invite aux repas et aux verres partagés, tandis qu’en été, les grandes portes-fenêtres ouvertes transforment l’Orangerie en une oasis Art Nouveau insoupçonnée au cœur de la ville. Partie la plus informelle de l’ensemble qu’elle forme avec les salons Art Nouveau classés situés à l’avant de la maison, elle se distingue également par sa grande table centrale, capable d’accueillir jusqu’à 24 personnes, idéale pour célébrer les belles occasions en famille ou entre amis. Le samedi après-midi, l’espace s’anime enfin au rythme des concerts de jazz.
Un lieu ouvert à tous
Plus qu’une adresse, l’Orangerie affirme une identité fondée sur la rencontre, le partage et l’accessibilité. Le véritable ticket d’entrée pour profiter de cette atmosphère hors du temps tient moins à l’épaisseur du portefeuille qu’à la curiosité de découvrir ce lieu chargé d’histoires.
L’Orangerie est ainsi un endroit pour tous, Bruxellois comme visiteurs internationaux, séduits par son décor unique et son charme intemporel.
Il ne reste alors qu’à pousser la porte et à se laisser surprendre.
Que ce soit pour un déjeuner lumineux, un dîner à la lueur des vitraux ou un simple verre à l’abri du tumulte bruxellois, l’Orangerie accueille chacun avec la même simplicité. Un lieu à découvrir, et peut-être à adopter…
Tous les mystères de l’Ultieme Hallucinatie
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